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Centre Belle-Alliance et École-sur-Mer


Au début des années 1990, un groupe de parents francophones a demandé au ministère de l’Éducation de l’Île-du-Prince-Édouard d’ouvrir une école élémentaire enseignant la langue française dans la région de Summerside-Miscouche. À cette époque, les jeunes francophones de la région devaient soit être transportés par autobus à l’école Évangéline d’Abram-Village, soit se rendre à une école de langue anglaise de la région offrant un programme unilingue anglais ou un programme d’immersion française. Le gouvernement provincial a refusé la demande des parents.

En 1995, Noëlla Arsenault-Cameron et Madeleine Costa-Petitpas, avec l’appui de la Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard et de leur avocat, Me Robert McConnell, ont alors intenté un procès aux termes de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Elles ont eu gain de cause devant le juge Armand DesRoches de la Cour suprême de Île-du-Prince-Édouard. Cette décision a été renversée par la Cour d’appel de Île-du-Prince-Édouard. Par la suite, Mesdames Arsenault-Cameron et Costa-Petitpas ont interjecté l'appel à la Cour suprême du Canada.

Le plus haut tribunal du pays a entendu l’affaire en novembre 1999 et a rendu sa décision le 13 janvier 2000, confirmant la décision du juge DesRoches en première instance. Le 9 mars 2000, le ministère de l’éducation et la Commission scolaire de langue française ont dévoilé les plans visant à offrir l’Éducation en français aux élèves de Summerside. Les parents francophones de Summerside ont alors eu accès à l’éducation en français pour leurs enfants, dans leur propre communauté.

Le vendredi 13 octobre 2000, les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé leur engagement financier pour le nouveau centre scolaire et communautaire francophone à Summerside.

Le 10 mai 2002, l’ouverture du Centre Belle-Alliance et de l’École-sur-Mer ont eu lieu à Summerside. La communauté tient à exprimer sa reconnaissance à Noëlla Arsenault-Cameron et à Madeleine Costa-Petitpas pour avoir fait de la vision de l’éducation en français à Summerside une réalité.